Revue de Presse: Parking Martini

Publié le par ARTHUR PAECHT

 

 

Les tarifs du parking Martini divisent la majorité


Les tarifs du parking Martini divisent la majorité_1 « Ces tarifs sont injustes », a dénoncé hier Christine Sampéré (PC), adjointe à l'éducation. Réponse de Marc Vuillemot, le maire. « Nous devions reconduire ces tarifs le temps que tous les acteurs concernés par ce dossier réfléchissent sur les grilles tarifaires, les modes de paiement et l'éventuelle gratuité future. » Dominique Leriche

La reprise en gestion municipale du parking Martini, à compter du 7 janvier prochain, amènera-t-elle une baisse immédiate des tarifs ? Beaucoup l'espéraient, tant du côté des usagers que parmi les élus seynois. Raté.

Le conseil municipal a approuvé, hier, la reconduction « provisoire » de la tarification actuelle. Et ce, dans l'attente des conclusions du « comité des usagers », qui doit se prononcer sur « la politique générale de stationnement sur l'ensemble du territoire communal ».

Ce travail conséquent a pris du retard. Résultat : la municipalité en est réduite à adopter des mesures temporaires qui sont loin de faire l'unanimité au sein même de la majorité.

"Il faut tenir notre engagement"

« Ces tarifs sont injustes, a dénoncé Christine Sampéré (PC), puisque la deuxième heure gratuite ne l'est plus à partir de la troisième. Surtout, on ne répond pas à la demande des parents d'élèves et des commerçants qui, en ces temps difficiles, attendent des tarifs préférentiels. » Et l'adjointe à l'éducation d'insister : « On aurait pu faire un geste fort en offrant la première heure. »

Même tonalité pour Martial Leroy (adjoint de quartier Est et centre-ville) : « Nous avions pris l'engagement de mettre cette première heure gratuite. Il faut le tenir. Reconduire aujourd'hui les tarifs en vigueur est une erreur. »

Avis partagé par Malika Riemer, déléguée aux relations avec les associations de commerçants, qui attendait aussi « un geste de gratuité pour les parents qui mènent leurs enfants à l'école ».

La gratuité totale ?

Embarras tangible au sein de la majorité.

Marc Vuillemot tente d'apaiser la situation. « Notre souhait est que, dès que possible, la première heure soit gratuite car il faut respecter la promesse que nous avons faite, affirme le maire. Mais dans un premier temps, il faut aussi respecter la phase de discussion afin que le conseil municipal dispose de cette réflexion avant de décider. Du reste, ajoute Marc Vuillemot, on peut aussi poser la question de la gratuité totale. »

Claude Astore, adjoint à l'urbanisme, complète : « Nous devions reconduire ces tarifs le temps que tous les acteurs concernés par ce dossier réfléchissent sur les grilles tarifaires, les modes de paiement et l'éventuelle gratuité future. Dans cette attente, nous devions assurer la continuité du service. » Des arguments qui n'ont pas convaincu les réticents. Tout comme l'opposition.

"Les contribuables ont déjà payé"

Après avoir rappelé son hostilité au principe d'une régie municipale « dans des domaines où la gestion peut être assurée, avec plus de compétences, par le secteur privé », Arthur Paecht (UMP) s'est interrogé sur le fait que « sont maintenus les tarifs actuels alors que les installations ne sont pas modernisées », notamment les monnayeurs qui n'acceptent pas la carte bleue. L'ex-édile avance aussi une proposition : « Les commerçants ne peuvent-ils pas offrir la première heure de parking à leurs clients ? »

« Certains le font déjà », lui répond le maire. « En fait, rebondit Arthur Paecht, je tente de vous aider à tenir vos promesses ! » Son colistier Marcel Barbero ajoute que, « en réalité, c'est l'ensemble des contribuables qui ont déjà payé une contribution à cette municipalisation du parking Martini. Car ce problème ne concerne pas juste les usagers, mais l'ensemble des Seynois qui voient leurs impôts augmenter. Le choix est politique, et il y a débat entre vous (élus de la majorité, Ndlr). »

Confirmation au moment du vote puisque Christine Sampéré, Malika Riemer et Martial Leroy ont joint leur voix à celles de l'opposition pour rejeter la délibération, adoptée par 28 voix seulement.

 

(Source Var Matin mguillon@varmatin.comMichael Guillon)

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