Revue de Presse: La police nationale privée de centre de loisirs cet été

Publié le par ARTHUR PAECHT

 

 

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La police nationale privée de centre de loisirs cet été


  
Depuis trois ans, le CLJ de la police nationale avait pris ses quartiers d'été sur la plage des Sablettes... Près de 1 500 jeunes y étaient accueillis entre le début juillet et la fin août. Dominique Leriche

Le centre de loisirs des jeunes de la police nationale n'aura vraisemblablement pas lieu durant la saison 2010. Faute d'un local pouvant accueillir les activités proposées, l'association CLJ de la police nationale a dû renoncer à renouveler son opération.

Depuis 2001 maintenant, la police nationale s'employait chaque été à proposer des activités à des jeunes venus de tous horizons : ils étaient près de 1 500 à franchir le seuil du CLJ, pour profiter des animations proposées. Et depuis 3 ans, c'est sur le sable des Sablettes que le CLJ dirigeait ses opérations « depuis le chalet des sports ou encore dans les locaux de l'Espace accueil jeunesse (EAJ) (1), à Saint-Elme » explique Richard Michel, en charge de l'action du CLJ. Ces locaux avaient été mis à disposition, par convention avec la ville, sous la mandature Paecht.

Des locaux proposés mais pas adaptés

Arrivée en mairie en 2008, l'équipe Vuillemot n'a alors n'a jamais caché son intention de « remonter un service jeunesse digne de ce nom » explique Jocelyne Léon, adjointe au maire en charge de la politique socio-éducative. C'est à ce titre que les locaux de l'EAJ sont désormais utilisés, à l'année. « Nous y avons même réalisé des travaux afin de devenir un centre d'hébergement poursuit Jocelyne Léon.


En conséquence, la convention de mise à disposition des locaux de l'EAJ, arrivée à son terme en décembre dernier, n'a pas été renouvelée.


Depuis, « nous avons fait plusieurs propositions de locaux pouvant abriter le projet pédagogique du CLJ » explique Bernard Jourda, chargé de mission pour le développement des activités socio-éducatives. Mais, comme le précise Jocelyne Léon, « les activités proposées par le CLJ sont essentiellement des activités nautiques... » Et la ville ne dispose pas d'autres locaux que ceux d'ores et déjà occupés par ses propres services.

« C'est regrettable, mais nous comprenons la ville » confie pour sa part, le commissariat de La Seyne.

« C'est d'autant plus regrettable, affirme Jocelyne Léon, que l'on sait très bien le rôle et le travail du Centre de loisirs des jeunes de la police nationale. Ils ont tenu à bras le corps les tournois de foot à Berthe notamment... Et ce pendant des années. » En la matière d'ailleurs, « j'ai toujours dit que plus il y a de structures d'accueil pour les jeunes, mieux c'est » réaffirme l'adjointe.


D'autres pistes de réflexion

Est-ce la fin pour autant du CLJ ? Pas si sûr. « Je continue à chercher une solution » ajoute Jocelyne Léon. Une solution qui pourrait, à terme, ramener le Centre de loisirs des jeunes de la police nationale à ses origines... Du côté du Fort Napoléon. C'est là en effet que le CLJ fonctionnait, avant qu'une décision de justice ne vienne compromettre le travail réalisé, tout au long de l'année, par les animateurs... « Nous devons vérifier les éléments à notre disposition», ajoute Jocelyne Léon. En substance : savoir si la décision prise à l'époque est aujourd'hui encore légitime... D'autant, ajoute l'adjointe au maire, « que cela permettrait aussi à des associations d'y organiser des piques niques, ou que sais-je, d'y accueillir les enfants des écoles etc. »


« Cela permettrait par ailleurs, de préserver les casemates et autres éléments de ce patrimoine » conclut Bernard Jourda. En effet, « à l'époque où la batterie du fort Napoléon accueillait des jeunes, il devait répondre à la réglementation en matière de sécurité ». Aujourd'hui, le site est (en partie) à l'abandon.


1. L'EAJ propose des prestations équivalentes à celles du CLJ. La différence réside dans le fait qu'il s'agit là d'une structure municipale. Elle fonctionne tout au long de l'année.


(Source Var Matin Publié le vendredi 02 juillet 2010 à 00H00)

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