Revue de Presse:Conseil Municipal

Publié le par ARTHUR PAECHT

 

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conseil municipal : Règlement de comptes autour d'un rapport à La Seyne


 

conseil municipal : Règlement de comptes autour d'un rapport à La Seyne_1
Au terme d'un conseil municipal de 8 heures et d'un débat parfois houleux de près de 3 heures, ancien et nouveau maires sont repartis bons amis... Dominique Leriche

Quelques points à l'ordre du jour (nous y reviendrons demain) et, surtout, un débat. Juste un débat, mais de ceux qui font remonter à la surface de lointains souvenirs, et quelques rancoeurs. C'est ce qu'ont pu vérifier tous les élus du conseil municipal plusieurs heures durant, lorsqu'arriva sur la table le rapport d'observations de la Chambre régionale des comptes (CRC) sur la situation de La Seyne entre 2002 et 2008.

 

Et Arthur Paecht, le maire principalement concerné par la période analysée, avait à coeur de « se repositionner dans la juste mesure des choses ». Surtout après la conférence de presse donnée vendredi dernier par son successeur, Marc Vuillemot, (lire notre édition de samedi), au cours de laquelle il s'est dit conforté dans sa politique de rigueur, suite aux conclusions du rapport.

 

« Champion de l'augmentation des impôts ! »

Arthur Paecht s'est senti attaqué sur sa gestion. Il ne pouvait laisser passer sans réagir. Extraits.

En s'appuyant sur le précédent rapport de la CRC, l'ancien maire a d'abord rappelé que les difficultés de la ville ne datent pas d'hier, et que, lui aussi avait hérité d'une situation compliquée. Notamment en terme de fiscalité, il estime : « Marc Vuillemot est le champion toute catégorie de l'augmentation des impôts. Dès qu'il arrive en mairie, les taux augmentent ! »

 

Et de rappeler les problèmes de fiabilité budgétaire et comptable, les dépenses de communication, de personnel. « On reproche souvent à la municipalité Paecht d'avoir trop recruté. Mais il y avait un besoin avéré de cadres compétents, au vu des erreurs pointées dans tous les domaines par la CRC. »

 

Quant au rapport fraîchement publié, à cheval sur les mandatures des deux ordonnateurs présents, le plus ancien défend ses grands chantiers et les endettements : « La municipalité se trouvait devant l'alternative suivante : soit tenter d'assainir radicalement les finances en limitant strictement les investissements, apurer la dette, se priver de l'encadrement et de personnels qualifiés (...) sans pour autant parvenir à corriger durablement son potentiel fiscal à la hausse, empêchant ainsi de créer de la richesse fiscale et rendre la commune plus attractive. Soit engager avec force et détermination une action visant à reconstruire la ville en la dotant d'équipements et services publics (et par effet de levier, privés) correspondants à ceux d'une cité de plus de 60 000 habitants. » Justifiant ainsi le recours à des délégations de service public (DSP) « évitant à la commune de s'engager financièrement ». Quant à l'emprunt, il se justifiait selon lui par la nécessité de financer voirie, réseaux, bâtiments publics, espaces verts, etc. « Un cap difficile devait être franchi avant de récolter les fruits de la démarche ainsi lancée, avec tous les effets bénéfiques espérés pour la cité : redynamisation de l'économie locale, reconversion du centre-ville et résorption progressive de la dette, amélioration du produit de la fiscalité. »

 

« Les Seynois endettés sur plusieurs générations »

Mais la politique de Vuillemot, qualifiée de « statique, timide et pleurnicharde »,par le candidat aux cantonales, aurait stoppé le projet global de Paecht et toute sa cohérence : « La renonciation de certains équipements et l'abandon des DSP, l'absence de reconversion du bâtiment CPM, sont en effet autant de facteurs qui mettent aujourd'hui réellement en péril une situation financière toujours aussi tendue (...) En l'état actuel des choses, les retombées ne peuvent être que minimes ou nulles ».

Arthur Paecht a ensuite défendu sa « politique d'ouverture de la constructibilité », là où l'actuelle municipalité se targue d'avoir fait réviser le Plan local d'urbanisme : « La ville perdait des habitants ! On fuyait la ville pour de multiples raisons (...) Que constate-t-on aujourd'hui, après la sortie de nombreux programmes immobiliers privés et publics?

 

La population, qui était de 57 553 habitants au 1er janvier 2006, est à 60 806 habitants au 1er janvier 2010 ! »

Marc Vuillemot et son équipe ont à leur tour défendu leurs choix, reprochant pêle-mêle au prédécesseur d'avoir « endetté les Seynois sur plusieurs générations », d'avoir « laissé des dossiers financiers mal ficelés » ou encore d'avoir lancé des programmes sans en mesurer les conséquences « désastreuses pour certains quartiers »... Quant à sa politique « statique, timide », Marc Vuillemot préfère encore se ranger du côté du rapport, et assume « sa » politique : « Rigoureuse, sérieuse, raisonnée, ciblée sur les priorités et combative ».

 

Un long débat chargé d'histoire qui aurait pu remonter jusqu'au premier consul de La Seyne si certains n'avaient pas demandé d'abréger (le conseil a duré 8 heures) où qui aurait pu s'arrêter là lorsqu'un élu lança : « Les deux mandats de Scaglia ont été néfastes ». Au fond, un débat comme un autre entre opposants qui se respectent et dont on retiendra ces quelques mots d'Arthur Paecht : « Ne croyez pas que j'ai dit tout ça en vue des élections cantonales. Si je suis élu, c'est plus pour aider Vuillemot que pour ma carrière et, surtout, dans l'intérêt général des Seynois ».

 

(Source Var matin, Publié le mercredi 19 janvier 2011 à 07H13)

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