Revue de Presse: Arthur Paecht à Berthe: «J'irai jusqu'au bout"

Publié le par ARTHUR PAECHT

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  Paecht (Small)

Arthur Paecht vendredi soir au Petit Prince à Berthe

 

Sitôt paru un article sur l'absence des candidats sur le quartier, voilà qu'Arthur Paecht tient une réunion publique au Petit Prince devant une soixantaine de personnes : mea culpa !

 

L'avantage d'assister à une réunion avec le «docteur» c'est que politique rime avec poétique et historique. On sent chez l'homme une profonde connaissance des institutions et de leurs rouages après des années passées aux responsabilités.

 

Après une longue défense de sa gestion passée en tant que maire de la Seyne sur Mer, M. Paecht nous livre sa vision du poste de conseiller général. Et on sent bien que la politique s'invite bien trop souvent dans les décisions prises : comment agir et peser sans une majorité à sa cause ? Le docteur a choisi de partir en croisade sans étiquette : «Ce n'est pas un problème de droite ou de gauche, il y a juste des gens qui veulent faire avancer les choses et d'autres conservateurs». Lui se définit dans l'action, dans le changement.

 

Aux nombreuses personnes qui lui avancent que sa candidature n'est là que pour barrer la route à celle de M. Martinenq, il rétorque l'oeil pétillant : «J'estime que sa candidature est appuyée par la municipalité actuelle; de plus, il est normal que je m'adresse au sortant, à celui qui a les responsabilités».

 

D'un autre côté, nous les habitants, les destinataires des décisions prises par le conseil général, on veut du concret, des projets, des changements. Le candidat nous dresse tout d'abord un état des lieux du quartier : la frontière virtuelle existante entre le quartier Nord et le reste de la ville, frontière hermétique cloisonnant le quartier, les difficultés de logement, le problème de l'emploi, la pauvreté...

 

«Je connais les problèmes de ce quartier, plus que tous les autres (NDLR: les autres candidats) je connais les inquiétudes des habitants, leurs problèmes, les factures dures à payer, la difficulté d'acquérir un logement. Je veux apporter mon expérience et la mettre à disposition des électeurs»

 

L'expérience d'Arthur Paecht est indéniable mais comment agir sur des leviers tels que l'emploi ou plutôt la réinsertion sociale, améliorer l'impact environnemental du Plan de Rénovation Urbaine et assurer la sécurité des habitants? Il ne nous cache pas que les budgets et les marges de manœuvre sont très limitées mais qu'il est prêt à défendre et à œuvrer pour améliorer ces thèmes. Un conseiller général n'a pas les moyens de donner des emplois à tout le monde, en revanche, M. Paecht souhaite doter la ville de la Seyne sur Mer des infrastructures nécessaires pour favoriser l'économie.

 

Sur la disparition de la maternité sur la ville, il estime que c'est une aberration; d'autant plus qu'étant un des instigateurs de l'hôpital de la Seyne et de son rayonnement, la disparition de services entiers semblent profondément toucher ce serviteur de la médecine.

 

A destination des jeunes habitantes l'interpellant sur les projets culturels et plus particulièrement au niveau de la danse, Arthur Paecht rappelle le principe des pôles d'excellence retenu par le département pour allouer les budgets relatifs à la Culture. Il est prêt à développer de nouvelles activités auprès des centres culturels présents sur le quartier (Tisot...) mais la population doit se faire entendre, démontrer ses compétences dans le secteur de la danse pour que le département finance les aménagements nécessaires. D'ailleurs, il estime que «c'est la culture qui va faire de la Seyne sur Mer une seule et unique entité; la population entière peut se retrouver dans ce type de projets...».

 

On comprend bien vite que le département est endetté et n'a que peu de crédits à attribuer à la ville de la Seyne (pour mémoire la dotation de territoire de la ville est passé de 3 millions d'euros annuel à près de 800 000 euros). Cette situation ne s'améliorera qu'avec une forte reprise de l'activité économique du département.

 

Et le Docteur d'inciter les électeurs à se mobiliser sur son nom : «Je ne fais aucune promesse connaissant l'état des budgets du Conseil général mais l'heure est au retour de l'expérience».

 

Réaliste, revanchard ou pragmatique, les électeurs trancheront !

 

T. Ata E.

 

P.S. : Arthur Paecht se projette déjà au delà des élections cantonales en annonçant sa candidature aux législatives de 2012… pas mal pour un jeune homme de 81 ans


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