Revue de Presse

Publié le par ARTHUR PAECHT

 

 

La Seyne sur Mer - Elections municipales : dimanche, triangulaire!

 Marc Vuillemot (PS, PCF, PO, Verts, MRC...) est resté sourd aux appels de Patrick Martinenq. / Photo : Photo Laurent Martinat
Marc Vuillemot (PS, PCF, PO, Verts, MRC...) est resté sourd aux appels de Patrick Martinenq. / Photo : Photo Laurent Martinat

Elections A. Paecht, M. Vuillemot et P. Martinenq en lice. La gauche est divisée

Le peuple de gauche de La Seyne aura sans doute le sentiment qu'entre les deux tours de la municipale de 2008, la gauche s'est sabordée. Hier après-midi, alors qu'il venait d'apprendre que Marc Vuillemot avait déposé « la même liste qu'au premier tour » et donc « refusait de lui ouvrir sa porte », Patrick Martinenq (divers gauche) a décidé de se maintenir. Entérinant la triangulaire.


Colère froide

« J'ai tout essayé » clame Patrick Martinenq. « J'ai eu Robert Alfonsi, j'ai téléphoné à Paris mais Marc ne veut rien entendre. A Marseille, Guérini est capable de s'unir au MoDem mais à La Seyne, Marc Vuillemot à 19 % et moi à 12 %, on n'est pas capable d'unir la famille socialiste », tempète le conseiller général élu avec l'étiquette du PS. Colère froide. « J'étais prêt à mettre mon orgueil dans ma poche. Je considère que Marc n'a pas envie de battre Arthur Paecht. Il n'a pas l'intention de gérer cette ville. Peut-être pense-t-il déjà avoir fait l'union sacrée en prenant sur sa liste Florence Cyrulnik et Solange Andrieu ? ». Sa décision est alors inéluctable : « Je dois tenter de rassembler ceux qui s'opposent à la politique du maire sortant et dénoncent son projet pour l'emporter », martèle Patrick Martinenq espérant convaincre les électeurs de Nathalie Bicais et de Michèle Joyan. « Au nom de ce rassemblement, parce que Maurice Paul, Francisque Luminet, Charly Bot et de nombreuses personnes me le demandent, j'ai décidé de me maintenir et de conserver ma liste telle qu'elle était au premier tour. Je me sens libéré de cette logique d'union ».


« J'assume »

« J'assume » rétorque Marc Vuillemot rappelant que Patrick Martinenq était « déjà en lice face au candidat officiel du PS ». Les relations entre les deux leaders socialistes seynois n'ont cessé de se dégrader au fil des mois.


Toutefois, Marc Vuillemot « regrette ». « C'est dommage nous avions une occasion de battre Arthur Paecht au regard des résultats du premier tour. Mais chacun fait comme il l'entend. Les Seynois pourront utiliser le levier le plus utile et voter pour notre liste » assure l'homme de la «gauche unie» au sein de l'assemblée municipale. « Nous ne pouvions nous entendre pour des raisons de projets, trop différents, et de démarche. Car il ne s'agit pas seulement de gagner mais il faut aussi gérer ». Et regardant droit devant, Marc Vuillemot de ponctuer « je préfère assumer cette situation que partir dans une démarche qui m'inquiète ».

La guerre des chefs à gauche ade quoi satisfaire pleinement Arthur Paecht qui voit l'horizon s'éclaircir et la route vers un deuxième sacre se dégager. « Je prends acte de la décision des compétiteurs » a indiqué le représentant de l'UMP. « Je peux comprendre les raisons de Marc Vuillemot. C'est un homme de parole. Je vais faire la même chose et présenter la liste telle qu'elle était pour le premier tour. Je partage avec Marc Vuillemot les mêmes valeurs, la même conception de la démocratie mais en ce qui concerne les projets pour la ville, je suis en désaccord sur tout. Nous aurons un débat de fond, sur l'avenir de la ville. Un débat louable et sain », relève le maire sortant.


Questions

Mais finalement comment les électeurs apprécieront-ils la position de Marc Vuillemot qui attendait «du troisième» un désistement en sa faveur ? Comment jugeront-ils celle du conseiller général qui « ne demandait que deux ou trois postes d'adjoints » contre un soutien actif ? Comment se prononceront les 34 % de votants qui n'ont choisi aucun des trois prétendants encore en lice ? Les 43 % d'électeurs qui se sont abstenus seront-ils d'avantage motivés pour glisser un nom dans l'urne ? Réponse le 16 mars. Après 19 heures.

 

 

 

(source Ph. Courtois   Nice-Matin  

 

Mercredi 12 mars 2008)
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