Projet Global D'Aménagement de La Seyne-sur-Mer

Publié le par ARTHUR PAECHT

 

à vous de juger

 

 

 

 

SUR LE PROJET GLOBAL D’AMENAGEMENT

 

Le projet municipal pour la durée du mandat 2001-2007/2008 reposait, sur la nécessité de créer une dynamique économique, mais aussi sociale portant sur 3 axes principaux:

 

 

 

* Mise à niveau des services publics et des équipements existants.

* Aménagement et valorisation de la friche industrielle des anciens chantiers navals.

* Réaménagement de l’habitat et des espaces publics du quartier Berthe et de ses environs. (PRU)


Il va de soi qu’un programme de cette importance ne consistait pas en un simple pari, visant à risquer l’argent public en échange de retombées possibles.

 

Ce programme répondait en premier lieu à la nécessité de satisfaire la légitime attente d’une population profondément marquée par la désindustrialisation de la ville, réellement excédée par la défaillance des services publics communaux et la dégradation des espaces et équipements publics.

 

La municipalité issue des urnes en 2001, avait clairement annoncé qu’elle ne répèterait pas les scenarii du passé souhaitant rompre avec l’immobilisme ou la passivité des précédentes municipalités qui se sont succédé durant des décennies avec les résultats néfastes qu’on connait.

La situation des finances était en effet déjà préoccupante en 2001. Les observations de la C.R.C. portant sur la période 1995-2002 en témoignent. Dés lors, la municipalité se trouvait devant l’alternative suivante:

 

Soittenter d’assainir radicalement les finances communales en limitant strictement les investissements, apurer la dette, se priver de l’encadrement et de personnels qualifiés, améliorer, à minima, les services publics communaux, en fait se contenter de panser les plaies, en laissant la collectivité en l’état, sans pour autant parvenir à corriger durablement son potentiel fiscal à la hausse , dégager progressivement une marge de manœuvre significative et inverser la tendance.


Comment, en effet, espérer créer de la richesse fiscale dans de telles conditions et rendre la commune attractive aux investisseurs et à une population plus aisée financièrement ?

 

Soit, engager avec force et détermination une action visant à « reconstruire la ville » en la dotant d’équipements et services publics (et par effets de levier, privés) correspondants à ceux d’une cité de plus 60 000 habitants.

 

Pour ce faire, compte tenu de la très faible marge de manœuvre due à un autofinancement extrêmement limité, et la faiblesse du potentiel fiscal, l’appel aux constructeurs publics et privés pour le secteur de l’habitat et aux investisseurs privés a été privilégié (D.S.P. parking, port de plaisance, notamment), mais aussi à T.P.M., partenaire naturel depuis la création de la communauté d’agglomération. Ainsi, la commune ne s’engageait financièrement pas dans ces investissements et, à terme, dans les charges induites des nouveaux services ainsi créés.


Quant à la part du programme d’équipements ne pouvant être portée que par elle-même (voirie, réseaux, bâtiments publics, espaces verts etc.) son financement ne pouvait être évidemment assuré que par l’emprunt venant en complément des participations contractualisées ou subventions activement recherchées. Le rapport fait état d’un taux « record » de 34 %.

Il va de soi que cette démarche, qu’on peut reconnaître « tendue », aurait dû se stabiliser, une fois réalisé l’essentiel du programme d’équipements. Un cap difficile (2) devait être franchi avant de récolter les fruits de la démarche ainsi lancée, avec tous les effets bénéfiques espérés pour la cité (redynamisation de l’économie locale, reconversion du centre ville et résorption progressive de la dette, amélioration du produit de la fiscalité.)

 

La renonciation par la nouvelle municipalité à certains équipements, dont le Théâtre de l’agglomération, le Centre de conférences (éléments complémentaires et indispensables des hôtels 2 et 3 étoiles) et l’abandon des DSP (parcs de stationnement et celle en perspective du port de plaisance), l’absence de reconversion du bâtiment CPM nécessaire à l’économie et à l’animation du port, sont en effet autant de facteurs qui mettent aujourd’hui réellement en péril une situation financière toujours aussi tendue.

 

Ces éléments, tous étroitement liés les uns aux autres, assuraient la cohérence de l’aménagement du site des anciens chantiers navals, renforçaient leurs synergies et de façon plus globale celles du projet de renouvellement urbain. Il n’est donc pas étonnant de lire dans les observations de la chambre régioanle des comptes que « la charge de la dette est susceptible de compromettre durablement le retour à l’équilibre alors même que les dépenses engagées ne se traduisent pas encore par les retombées directes ou indirectes dont la ville espérait bénéficier. » En l’état actuel des choses, les retombées ne peuvent être que minimes ou nulles.

 

Je partage tout à fait cet avis, sans pour autant en accepter la responsabilité. J’assume celle d’avoir élaboré un projet, un projet global, mais non un projet amputé et dénaturé qui ne permettra jamais, d’atteindre les objectifs fixés, parmi lesquels le redressement des finances de la Seyne auquel il devait directement et indirectement concourir.

 

Enfin un mot sur ma politique d’ouverture de la constructibilité ; Souvenons nous, encore une fois, d’où nous sommes partis et de quels constats. La Ville perdait des habitants ! On fuyait la ville pour de multiples raisons (fort taux d’imposition, inscurité, niveau des services, … et manque de logements adaptés). Que constate t’on aujourd’hui, après la sortie de nombreux programmes immobiliers privés et publics ? La population, qui était de 57 553 habitants au 1erjanvier 2006, est aujourd’hui selon l’Insee à 60 806 habitants au 1erjanvier 2010 ! Soit une augmentation de 5,65 % ! La confiance dans le projet, dans une nouvelle dynamique pour la ville commençait à donner des signes visibles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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