Ô mon bateau.Faute professionnelle ?

Publié le par ARTHUR PAECHT

 

 

Ce matin, pris par mes obligations professionnelles parisiennes, je n'ai pu être présent au conseil municipal.

 

Ce dernier a été reporté, au dernier moment, du Vendredi 30 avril au lundi 3 mai.

 

Je le regrette profondément.

 

Toutefois, je sais que mes collègues de l'opposition seront présents et feront vivre nos idées.

 

La victoire de notre équipe de rugby, dimanche après-midi, a atténué ma déception de ne pouvoir être là aujourd'hui.

 

La saison est sauvée, l'avenir va de nouveau nous sourire.

 

Le stade était plein, l'ambiance chaleureuse et l'accueil de nos adversaires plutôt rugueux.

 

Mais qui aime bien châtie bien !!!!!

 

Bravo aux joueurs, à l'encadrement sportif, aux dirigeants, aux passionnés, tout était prévu, millimétré, une organisation professionnelle pour atteindre l'objectif fixé du maintien.

 

Vive le rugby, vive le sport, vive La Seyne-sur-Mer.

 

Cette semaine je suis loin de ma ville, heureusement il y a internet, heureusement il y a var-matin et ses valeureux salariés qui luttent pour garder debout notre journal local.

 

Grâce à eux , grâce à lui , la distance se fait moins pesante.

 

Mais ce matin en lisant cet article sur l'accueil des croisieristes du bateau Lirica j'ai cru me noyer de chagrin. Ma bonne humeur a pris l'eau, puis à coulé à pic au fond de la rade.

 

 

« Croisières: le premier rendez-vous de l'année manqué« , l'article est bien écrit, il prête même à sourire alors que la réalité est triste à pleurer.

 

Ma première réaction a été de me dire que la municipalité n'avait pas du avoir l'information, encore un bateau dérouté à cause du mauvais temps. J'étais prêt à dédouaner leur responsabilité de ce fiasco.

 

Je me suis rendu sur le site internet de la municipalité et là , stupeur!!!!

 

Sur celui-ci, tout est annoncé, un dossier précise même le calendrier des escales.

 

Le Lirica était bien annoncé pour le 2 mai 2010.

 

Sur une autre page du site de la Seyne-sur-mer un article « Atout croisières: 70 escales » met en exergue l'organisation prévue par la ville pour accueillir les touristes.

 

On peut y lire que 12 agents territoriaux ont été formés aux techniques d'accueil et qu'ils sont polyglottes.

 

Leurs missions?

 

Faire découvrir le centre-ville, le cours Louis-Blanc et son marché provençal, boutiques, bars et restaurants, le Pont Levant, la visite de la rade, les plages , le cap Sicié et les environs.

 

Monsieur le Maire le revendique , « c'est une démarche globale, la ville s'inscrit dans une nouvelle dynamique orientée vers la mer ».

 

L'article du site de La Seyne-sur-Mer précise que l'accueil de paquebots, les aménagements des quais, le pôle mer tout cela représente un formidable atout pour la ville en termes d'économie et social. Sans parler de l'image de marque de la ville.

 

Et bien parlons-en de cette formidable image de la ville donnée à ces milliers de touristes, pas d'accueil de la mairie, pas de bus et et de transport malin pour visiter La Seyne-sur-mer, le Pont Levant fermé et j'en passe mais pas des meilleurs.

 

Ha-llu-ci-nant !!!!! La Seyne-sur-Mer, 60 000 habitants, plus de 1500 fonctionnaires, une équipe municipale qui annonce à qui veut l'entendre que La Seyne-sur-Mer va dans le bon sens.

 

De qui se moque-t-on?

 

L'affaire est tellement pathétique que les dialogues suivants ont peut-être eu lieu ce dimanche sur le quai du môle d'armement:

 

The tourist:

«  Please, I would like to go to La Seyne-sur-Mer »

 

The passer by:

« I 'm sorry , I' don't speak english very well, where want you go?

 

The tourist:

« La seyne-sur-mer, the sea, the sun, the fabulous Pont Levant, the incrédible municipal team !!!!»

 

The passer by:

« Sorry, Mister Mignoni, the local person in charge of the economy is don't here but you can go to visit Toulon, it's better!

 

The tourist:

« thanks you for your organization!!!

 

The passer by:

« Nothing is so natural pour nous les Seynois, on débute, on s'organise, on finalise nos projets , on sera prêt, il nous reste encore 4 ans pour être au top , allez et good journey »

 

Il me semble que le passant était sans souci et certainement de Toulon.

 

L'humour, c'est tout ce qu'il nous reste après un désastre pareil.

 

Il est dommage que mon article du 27 avril 2010, publié sur mon blog, n'ait pas attiré l'attention des élus sur la nécessité de bien réussir ce fabuleux challenge.

 

Comment peut-on rater pareil rendez-vous ?

 

C'est une véritable faute professionnelle.

 

Dans la Marine, le Capitaine serait débarqué et les Officiers mis en disponibilité.

 

Le seul souci c'est qu'il n'y a plus de cadres à débarquer, plus de fusibles à faire sauter, à qui la faute , à qui le tour?

 

Ce n'est pas tout de promettre, il faut tenir. Good luke for the future stopovers.

 

 

 

 

 

 

 

Commenter cet article