Mais qui est Maire de La Seyne-sur-Mer ?

Publié le par ARTHUR PAECHT

 

 

NM-315565L'interview de Marc Vuillemot est intéressante et je ne remets pas en cause sa bonne volonté.

 

En revanche ce que je conteste c'est sa capacité d'agir.

 

Il réfléchit, il va visiter des sites pour glaner des idées, il évoque sans jamais trancher différentes possibilités pour les services publics.

 

Peut-être le parking sera gratuit ou peut être pas, peut être la procédure pour le port reprendra ou peut être pas etc etc.

 

Des études, des réflexions, des promesses mais rien de bien concret en vue.

 

Et toujours la même rengaine il faut qu'on nous aide car ce n'est pas notre faute mais celle de nos prédécesseurs, de l'Etat, du Conseil Général.

 

Je ne poserai qu'une seule question:Qui est Maire de La Seyne depuis près de 3 ans?

 

 

 

 

revue presse« La Seyne est un élément essentiel du devenir du grand-Toulon "

    

 

  Il était déjà présent sous les mandats de Hérisson, Scaglia, Paul et Paecht. Aujourd'hui, Marc Vuillemot prend comme un défi personnel celui de redresser la situation d'une commune au bord de l'asphyxie. 

Après les remous provoqués par la taxe d'habitation 2010, à quoi faut-il s'attendre cette année ?

S'il y a révision des abattements, ce ne sera qu'au budget 2012. Cette année, la taxe d'habitation sera la même. En 2012, par contre, nous étudierons différentes possibilités, comme la mise en place des abattements pour les foyers à très faibles revenus ou la baisse des taux d'imposition...

 

Qu'en est-il à ce jour de votre prise de contact avec la préfecture ?

En décembre, nous remettions un rapport sur la situation financière de la commune aux services de la préfecture. Aujourd'hui, à 18 heures, nous avons rendez-vous en préfecture. J'ai bon espoir que le préfet nous accompagne utilement et qu'avec les différents partenaires institutionnels de la commune, nous nous mettions autour d'une table. Ce soir, nous allons convenir d'une méthode de travail pour tous nous rencontrer d'ici à fin janvier-début février.


Les subventions aux associations vont-elles baisser ?

A ce jour, il faudrait que nous baissions la masse globale des subventions de 5 %. Nous ne toucherons évidemment pas aux associations socio-éducatives, que j'appelle de service public, telles que le centre Nelson-Mandela, Wallon-Berthe...


Du nouveau pour les ateliers CPM ?

Nous avons toujours dans l'idée d'en faire un centre d'interprétation de la mémoire des chantiers navals, avec une dimension commerciale, culturelle et ludique. On attend les candidatures d'entreprises pour l'assistance à maîtrise d'ouvrage. On devrait savoir d'ici à la fin de l'année. Un bail emphytéotique sera sûrement l'option retenue.


La révision du Plan local d'urbanisme (PLU) est actée. Satisfait ?

Ça oui ! La constructibilité en zone UA (Urbanisme autorisé) a été revue à la baisse presque de moitié. Sur ce dossier-là, nous avons parfaitement tenu nos délais.


Quelles avancées pour le réaménagement de la corniche de Tamaris ?

Nous n'avons clairement pas les moyens de prendre en charge la totalité des travaux qui se montent à six millions d'euros, d'après une récente étude menée par le conseil général. C'est le montant avancé pour la création d'une voie verte, pour vélos et piétons. Il s'agit d'une voie communale, mais j'estime qu'elle devrait relever de la compétence du conseil général...


Où en est le projet du casino ?

Nous devons signer très prochainement la délégation de service public (DSP) et l'autorisation d'utilisation du domaine public avec l'entreprise retenue, le groupe Joa. Là aussi nous espérons que la préfecture appuiera ce dossier pour que les choses aillent vite. Nous espérons voir le début des travaux à la fin de l'année.


Qu'en est-il des parkings en centre-ville ?

Le parking Martini devient officiellement municipal le 7 janvier. Et pour le moment, on ne change rien au système. Le 19 janvier, un comité des usagers sera mis en place pour étudier différentes possibilités du stationnement en centre-ville. Mais rien n'est exclu, comme la première heure gratuite ou la gratuité totale de certains emplacements. Nos objectifs en 2011 : remplir le parking Martini et redémarrer celui des Esplageolles. Je vais me rendre en personne à Libourne (Gironde), où le système de stationnement est révolutionnaire, pour y glaner quelques idées.

Et l'on reparle du port...

Après la rupture avec l'ancien délégataire en 2010, on relance une nouvelle DSP et j'ai bon espoir que ça bouge cette année.


La cuisine centrale ?

Son ouverture est prévue pour la rentrée scolaire, en septembre 2011. Elle va gérer les 32 écoles de la ville, soit environ cinq mille élèves. Nous réfléchissons déjà à d'autres façons d'exploiter la cuisine, comme le portage des repas à domicile et la livraison aux deux foyers pour personnes âgées, Jean-Bartolini et Ambroise-Croizat.


Quel bilan pour le service de Gestion de proximité seynoise (GPS), un an après sa création ?

Nous en sommes satisfaits. Le responsable Roger Thirion m'a fait savoir que le temps de traitement des problèmes au cas pas cas avait considérablement diminué. Je pense que le casting a été judicieux.


Y a-t-il d'autres choses dont vous êtes fier ?

Il y en a. Tout n'est pas noir à La Seyne. A commencer par la continuité du service public. Et il y a des choses concrètes, comme le réaménagement des quais pour l'accueil de la grande plaisance. Il y a l'aménagement de l'îlot Martini, qui se poursuit. La médiathèque à la cité Berthe est prévue pour l'automne, avec, il est vrai, une réestimation du montant des équipements : de 250 000 euros prévus, c'est finalement 450 000 euros à prévoir pour équiper l'établissement. La rentrée de septembre verra également la livraison et l'ouverture du groupe scolaire Lucie-Aubrac ; le centre social Nelson-Mandela sera réhabilité ; la DSP pour le crématorium du cimetière de Camp-Laurent est en cours d'attribution pour un montant de 4,2 millions. On devrait assister au début des travaux à la fin de l'année, pour une mise en service en 2013.


Quelle est votre plus grande crainte pour la ville cette année ?

Je n'ai aucune crainte particulière pour 2011, notamment quant à une éventuelle mise sous tutelle, puisque nous sommes en capacité de présenter un budget en équilibre, sauf catastrophe, et à condition de poursuivre les efforts que nous avons engagés.


Que souhaitez-vous le plus pour votre ville ?

Je souhaite simplement que la préfecture et les institutions soient de vrais partenaires pour la ville et s'approprient le problème de l'avenir de La Seyne. Qu'ils posent un regard particulier sur un morceau du territoire qu'il faut appuyer et soutenir. Je ne fais pas seulement un plaidoyer pour ma ville, mais je pense que La Seyne est un élément essentiel du devenir économique et social du Grand-Toulon, du fait de son potentiel foncier et de son littoral. Ce serait tout bénéfice pour tout le monde. Enfin, je pense que quoi qu'il arrive, je n'aurais ménager ni ma peine, ni ma capacité à appeler au secours. Mon mandat, je le prends comme un challenge, un exercice difficile... A l'impossible nul n'est tenu. C'est être réaliste. J'aurais tout tenté.


C'est un entretien à bâtons rompus que nous a accordé Marc Vuillemot. Sans faux-fuyant, mais toujours avec la même ligne de conduite, dans la continuité de 2010. Réaliste. Objectif premier : éviter la mise sous tutelle et préserver le service public. Un double défi qu'il compte bien relever. Mais pas seul.

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Source Var Matin Publié le mercredi 05 janvier 2011 à 07H18

 Dossier réalisé par Michel PASQUINI mpasquini@varmatin.comet Jérôme POILLOT jpoillot@varmatin.com

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