Les recettes miracles de Mr Vialatte pour la Seyne !

Publié le par ARTHUR PAECHT

 

 

 

à vous de jugerLes recettes miracles de Mr Vialatte pour la Seyne !

 

Dans cet article paru dans Objectif Méditerranée de ce mois ci, le Député de notre circonscription parle de notre ville (lire les deux dernières questions de l’interview).

A quoi joue Monsieur Vialatte ?


Son programme pour la Ville : augmenter les impôts ( !), baisser les subventions aux associations ( !!) et mettre la Ville sous tutelle ( !!!).


Vivement 2014 que les électeurs s’expriment sur ces propositions…

 

 

 

 

Jean-Sébastien Vialatte, député UMP du Var et maire de Six-Fours-les-Plages (83)

«Il faudra d’autres réformes de la retraite»

 

Le député-maire est convaincu de la nécessité de la réforme sur les retraites. Se réclamant du gaullisme social, il perçoit une « crainte diffuse de la précarité » dans la population. Il prend ses distances avec le discours sécuritaire de Christian Estrosi et porte un jugement sans appel sur la gestion passée et actuelle de la commune voisine de La Seyne-sur-Mer.


En tant que député de la majorité présidentielle, comment avez-vous perçu le mouvement social lié à la réforme des retraites ?
Les syndicats savaient d’emblée que le gouvernement ne reculerait pas sur cette question. En France, ce n’est pas la rue qui décide, c’est ainsi. Cependant, je ne suis pas naïf, on ne met pas dans la rue des centaines de milliers de personnes six fois d’affilée sans qu’il y ait un véritable malaise.

À quoi attribuez-vous ce malaise ?
Nous sommes dans un pays qui se rend compte qu’il recule dans la compétition internationale. Les Français avaient le sentiment que leur système social les protégerait à jamais de la rudesse de cette compétition. Mais, depuis la chute du mur de Berlin et l’émergence de la Chine et de l’Inde, nous vivons dans un autre monde et leurs conditions de vie ont changé et changeront encore.

N’y avait-il pas d’autres manières de mener à bien cette réforme ?
On ne pouvait plus laisser partir les gens à la retraite à 60 ans. Le compte n’y était plus. Il faut même se dire que des réformes de ce type seront nécessaires tous les 5 ans. Notre système devra en permanence s’adapter à l’allongement de la durée de vie. Contrairement à ce qu’ils disent, les syndicats ont été souvent reçus et l’opposition a capté 60 % du temps de parole au parlement et au Sénat. Mais, en restant braqué sur les 60 ans, le dialogue n’était pas possible.

Le débat sur la sécurité ne dessine-t-il pas une ligne de fracture entre le gaullisme social, dont vous vous réclamez, et une droite plus dure ?
Sur la sécurité, certains UMP pratiquent une course à l’échalote qui confine au ridicule. Quand Christian Estrosi déclare, en plein été, que les maires doivent être responsables, et donc potentiellement coupables, de l’état de la délinquance dans leur commune, cela ne tient pas debout. La police, la justice et l’armée doivent rester des fonctions régaliennes. De même, je pense que les caméras de surveillance peuvent avoir une utilité, mais elles ne doivent pas porter atteinte aux libertés publiques. Je crains que la surenchère sur la sécurité ne soit qu’un moyen pour certains de se faire remarquer par l’Élysée. Nous sommes dans l’opportunisme.

« La classe moyenne se paupérise de façon alarmante »

Quelles sont les principales inquiétudes exprimées par vos administrés ?
L’emploi et le logement restent des inquiétudes fortes. Les familles sont très inquiètes pour leur descendance, elles se demandent comment leurs enfants vont pouvoir se loger. Je perçois une crainte diffuse de la précarité. Beaucoup de personnes pensent que demain sera moins bien qu’aujourd’hui. La classe moyenne se paupérise de façon alarmante. Les professions libérales incarnaient jusqu’à peu un symbole de réussite sociale. C’est de moins en moins le cas : elles travaillent beaucoup et n’ont pas le sentiment de profiter du fruit de leurs efforts.

Pensez-vous que Nicolas Sarkozy sera réélu en 2012 ?
Oui, c’est en tout cas le seul à pouvoir y aller. Je crois que la gauche a beaucoup perdu en crédibilité lors des manifestations contre la retraite, son positionnement est totalement irresponsable. Seul DSK peut contrarier les ambitions de Sarkozy. Si ce dernier ne se présente pas, Fillon pourrait être une excellente alternative.

Et Copé ?
C’est le même que Nicolas Sarkozy…

Quels sont vos combats locaux, notamment pour Six-Fours ?
Il n’est parfois pas si évident de faire passer ses idées. Je suis vice-président de Toulon Provence Méditerranée, en charge de la culture. Dans ce domaine, je dois me battre tout le temps pour faire comprendre aux élus qu’une grande métropole ambitieuse comme la nôtre doit miser sur la culture pour améliorer son image. Les cadres supérieurs des grandes entreprises n'acceptent de s’installer dans une agglomération que si, et seulement si, l’offre culturelle et la réponse universitaire pour permettre aux enfants de faire de bonnes études sont de qualité.

Comment travaillez-vous avec Hubert Falco, président de TPM ?
Globalement, bien. Même si je ne suis pas d’accord sur tout. Mais le règlement communautaire est explicite, toutes les décisions doivent être votées à l’unanimité, donc, parfois, je me plie à la majorité.

Et avec le Département, présidé par Horace Lanfranchi ?
Tous les Départements traversent actuellement des difficultés, mais peut-être que cette collectivité était gérée différemment lorsque Hubert Falco en était le président. Je me contente de poser la question.

Vous avez pour voisine la deuxième ville du Var, La Seyne-sur-Mer. Quelles relations entretenez-vous avec celle-ci ?
La situation de cette commune est catastrophique. On ne peut pas en faire porter la responsabilité uniquement à la gauche (NDLR, Marc Vuillemot, le maire, est PS), l’ancienne municipalité UMP est tout aussi responsable. Il est tout de même incroyable que le conseil général ait été obligé de voter une subvention pour permettre à La Seyne de boucler son budget de fonctionnement alors que, dans le même temps, le maire de l’époque décidait de baisser les impôts ! Le clientélisme règne en maître : à chaque élection, ce sont 100 embauches supplémentaires. Pour remettre cette ville à flot, il faudrait que l’État en prenne la tutelle ou qu’un maire soit élu en annonçant et en assumant la hausse des impôts, le dégraissage des effectifs ainsi qu’une baisse drastique des subventions aux associations. Ce n’est pas gagné…

Propos recueillis le 23/10/2010

 Source "Entretien paru dans OBJECTIF MÉDITERRANÉE N°116 – Novembre 2010

Commenter cet article