ARTHUR PAECHT s'inquiète :Le service public en danger?

Publié le par ARTHUR PAECHT

singes

 

Révélée par la presse le 8 septembre 2009, mais connue déjà deux mois avant, la mise à l'écart du chef de la police municipale de la Seyne, constitue un état révélateur du singulier climat qui règne actuellement à l'hôtel de ville.

 

En écartant le chef de la police municipale au prétexte de favoriser les actions de prévention au détriment d'une nécessaire fermeté, mon successeur renoue avec un angélisme archaïque qui frise l'irresponsabilité et fait preuve d'une absence totale de mémoire, sans doute voulue.

 

Il ne peut en effet oublier toutes les actions de prévention conduites sous mon autorité auprès des élèves de nos écoles, des personnes âgées, de modération des conflits nés de voisinages difficiles, de respect de l'environnement( la brigade de l'environnement a été dissoute ) de sécurité routière.

 

Quand il assure dans une interview télévisée être le chef de l'exécutif, mon successeur oublie qu'il est le représentant du préfet et de l'Etat, et qu'il est en train de modifier de son propre chef les attributions d'un service régi par la loi républicaine et de texte précis, qui a donné les preuves de son efficacité et conforté la police nationale dans ses missions régaliennes.

 

Il ne faut pas oublier que la municipalité actuelle qui a tant décrié ma politique de sécurité et de prévention de la délinquance s'appuie toujours sur le contrat local de sécurité et sur la convention de coordination avec la police Nationale que j'ai signé à l'époque.


N'y a-t-il pas là un problème de cohérence dans la mise en adéquation de leur communication et de la situation réelle?

 

Les élus se moquent bien de nous, de vous et des fonctionnaires de la police municipale.

 

Les élus prennent aujourd'hui le parti délibéré de compromettre la sécurité des Seynoises et des Seynois.

 

Anarchie du stationnement, agressions de notre environnement, retour des tagueurs, multiplication des incivilités, vols de cartes de crédit, déprédations grevant des impôts déjà très élevés, sont autant d'incidents qui empoisonnent la vie quotidienne des Seynoises et des Seynois.

 

Mais au delà de la mise à l'écart du chef de la police municipale, des Directeurs Généraux des services, de nombreux chefs de service, il y a plus grave. C'est le comportement de certains adjoints, notamment de l'adjointe à la sécurité, et conseillers municipaux qui, en véritables potentats, s'immiscent dans les services, au point de prétendre en devenir les chefs.

 

Exemple frappant:


Culturel ou événementiel ?

« La culture ne concerne pas que les rendez-vous élitistes ! » Le conseiller municipal Martial Leroy, en charge de l'événementiel et des festivités, aimerait « que le service culturel s'implique davantage dans l'organisation du festival Couleurs urbaines ou du festival de BD. Car même si nous y prenons part avec beaucoup de plaisir, il s'agit bien là d'événements culturels ». Tant que cette confiture interne ne nuit pas à des événements qui font vivre La Seyne...(source var matin, les indiscrétions de la rédaction mardi 8 juin 2010)

 

On est en droit de se demander d'une part, les raisons de l'intervention de cet élu dans une délégation qui n'est pas la sienne, et d'autre part les raisons de la non réaction de l'élue à la culture et surtout pourquoi une telle remise en cause d'un service municipal sur la place publique?

 

Une singulière idée de la démocratie qui explique le malaise connu par le personnel municipal qui ne peut plus assurer correctement ses missions.

 

Les élus se moquent bien de nous, de vous et des fonctionnaires de municipalité.

 

Le service public est en danger, les administratifs semblent devoir adopter la politique des trois singes pour ne pas risquer de se retrouver au placard, les politiques gérent la ville comme un village et prennent tous les citoyens en otage.

 

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