Le Port ? De plaisance ou de nouveau une plaie sans sens ?

Publié le par ARTHUR PAECHT

 

projet port paechtLe Réaménagement du site des anciens chantiers navals a été de 2001 à 2008 le plus grand chantier urbanistique entre Gênes et Marseille.

 

Ma volonté, durant mon mandat, était très claire: relier ce site à la ville, tourner la page des industries polluantes au coeur de la cité, répondre aux besoins des Seynois et des touristes en équipements de loisirs et de culture mais aussi trouver les clefs d'une nouvelle vie économique.

 

Le tout sans trahir la mémoire des anciens chantiers.

 

Le port de plaisance était au coeur du dispositif , devenant ainsi le dernier port de plaisance de la Méditerranée.

 

Il devait bénéficier du môle impressionnant hérité des anciens chantiers navals et d'une profondeur allant de 7 m à 9m, lui permettant ainsi d'accueillir les bateaux de haute plaisance.

 

Après plusieurs années nécessaires à l'obtention par l'Etat du transfert de gestion du plan d'eau et aux études d'impact préalables, le projet arrivait dans sa phase décisive.

 

Dès l'été 2007, le Conseil Municipal choisissait le projet le plus adapté à ses besoins.

 

En échange d'une concession de trente ans, le groupement Cari s'engageait à investir 51 395 000 euros HT pour réaliser un port de plaisance de 706 anneaux à la Seyne-sur-Mer.

 

Les travaux devaient débuter le premier semestre 2008 pour une livraison des équipements portuaires prévues en 2009.

 

La création du port Seynois devait entraîner la création d'une centaine d'emplois directs ou indirects.

 

Il devait être, sans aucun doute, le vecteur du développement économique dans ce quartier de la ville, créant de l'animation ludique, touristique et commerciale.

 

Projet d'envergure, il était indispensable à la réussite de la réhabilitation du site des anciens chantiers.

 

Pendant la phase de négociation avec le groupement, la ville avait fait appel à un cabinet spécialisé pour défendre au mieux ses intérêts.

 

Les redevances comprenaient une partie fixe, une partie variable et une partie exceptionnelle.

 

50 000 euros chaque année devaient rentrer dans les caisses de la ville.

 

Et au terme de la concession, le groupement s'était engagé à rendre les infrastructures en bon état de fonctionnement.

 

Je parle de ce projet au passé et pourtant il y a une réelle volonté de mon successeur de voir aboutir celui-ci ou tout du moins ce qu'il en restera.

 

Je souhaite, que sur ce projet, notre édile connaisse, lui aussi, le succès à ses heures.

 

En cas de réussite un véritable « Cursus honorum » s'offre à lui.

 

Après les municipales, les régionales, et demain? Les cantonales , la députation ?

 

Que le projet du port de plaisance réussisse car sans celui-ci, et après l'accueil « old school » des croisieristes, le slogan « La Seyne 365 jours sur Mer » ferait vraiment terriblement « Has been ».

 

Toutefois, cette négociation jusqu'au-boutiste concernant le partage des coûts liés à la dépollutions du site avec le délégataire, me fait étrangement penser à la gestion du parking des Esplageoles dont nous pouvons voir aujourd'hui le désastreux résultat.

 

Une plaie pas vraiment séante.

 

Selon var matin Cari a refusé, et a même menacé de rendre caduc le contrat, si la mairie ne levait pas cette dernière clause suspensive.

 

Chose faite la veille de l'entrée en vigueur du contrat de délégation de service public. Ouf!!!!!!!!

 

Selon Var matin la ville va mettre la main à la poche, ceci est inexacte ,c'est le contribuable qui  va encore devoir mettre la main à la poche. Encore une hausse des impôts à prévoir?

 

Dans le projet initial, mon projet, cela ne coûtait rien aux Seynois.

 

Un port de plaisance pour les yachts, un casino, deux années passées à inaugurer mes projets....


Dans mon équipe, Marc Vuillemot  aurait entrepris de grandes choses.


Il est vrai qu'à bien y réfléchir, Marc Vuillemot a plus de points communs avec moi qu'avec la plupart de ses colistiers.

 

En effet, nombre d'entre eux se sont ouvertement et fermement opposés à tous ces principes jugés trop capitalistes.

 

Et apparemment plus encore aujourd'hui!!!!!!!!

 

Quitte à s'asseoir sur ses convictions morales mon successeur a choisi la voie de la raison à la voix de l'immobilisme.

 

J'ai souvent cru que le parti communiste dirigeait la ville , je pense m'être trompé et c'est tant mieux pour le futur de notre cité et sûrement plus facile à gérer pour mon successeur.

 

Il fallait un patron, au bout de deux ans de mandat s'est-il affirmé en tant que tel?

 

Aujourd'hui, on sait a minima que c'est un libéral qui administre la Seyne-sur-Mer.

 

Peut-être des raisons d'espérer, enfin, d'aller dans le bon sens????????

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john 05/05/2010 18:52


Croisieriste suite :

s'il devait y avoir d'autres couac dans l'organisation de leur accueil, le slogan pourrait vite devenir : "La Seyne sur mer 365 jours dans la M...E"


John 05/05/2010 18:46


Non, moi aussi je ne crois pas que le parti communiste dirige la ville de La Seyne sur mer,en tout cas pas tout seul, les copains de M.Vauzelle ne sont jamais très loin non plus... et on a bien vu
lorsque monsieur Vuillemot était "fatigué" que certain colistiers bien intentionnés se prenaient déjà pour le nouveau Maire, et s'il est vrai que Marc Vuillemot parait plus libéral dans certains
agissements que dans ses propres discours, c'est aussi vrai que la bande d'"huluberlus" qui lui sert de colistiers agissent et parlent (sans aucune collégialité) bien souvent à contrario des
positions de leur Maire .
Concernant le ratage du premier accueil des croisieristes on ne peut parler de mauvaise gestion mais plustot d'absence de gestion est ce que les mots prévoir, anticiper, ne font pas partie du
vocabulaire des responsables ? Au fait qui porte la responsabilité de ce premier fiasco ?