La benjamine démissionne, le doyen reste.

Publié le par ARTHUR PAECHT

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« Sans vouloir nous propulser en donneurs de leçons, il convient de souligner quelques règles. Lorsque l’on s’engage dans une liste municipale, il s’agit d’un engagement à l’égard de tous les colistiers.


Si, au cours du mandat, une fois élu (e) dans la majorité ou la minorité, l’on se trouve en désaccord avec la majorité de la liste sur laquelle on a été élu (e), et bien c’est automatiquement la démission du conseil ».


Ce n’est pas moi qui le dit, mais le groupe de la Gauche Unie, dans son encart d’expression de la minorité, en octobre 2007, dans « Fenêtre sur Seyne » ancien journal municipal rebaptisé depuis.


Marc Vuillemot fait preuve de constance, et applique à sa propre majorité les bons conseils qu’il prodiguait à l’époque.


L’annonce est tombée comme un couperet. Simple, sans fioriture.


Cécile Muschotti, conseiller municipal en charge de la jeunesse, a démissionné du Conseil Municipal de la Seyne.


Elue emblématique pour son jeune âge, son appartenance au Parti Communiste, sa désobéissance au même parti au point de soutenir Michel Vauzelle aux régionales, et non la liste officielle soutenue par le PC, Cécile retourne à ses chères études, prétexte tout trouvé pour camoufler une vérité qui transpire de façon de plus en plus criante : la Majorité PS / PC / PRG / Verts / Occitans et j’en passe se fissure.


Car enfin, rappelons que l’appétit politique de Mlle Muschotti était encore très ouvert jusqu’en juin dernier, puisqu’elle figurait en bonne place pour être élue au Conseil Régional.


En conscience, elle savait donc il y a encore quelques semaines qu’elle pourrait tout à fait mener de front son double mandat électoral (ville / région) et son parcours universitaire.


La donne semble avoir changé aujourd’hui : Cécile Muschotti n’a pas été élue à la région, et décide brutalement de quitter le navire seynois…Bizarre autant qu’étrange.


Je constate au passage pour ma part, que je continue à siéger par honnêteté envers les électeurs qui m’ont soutenu, et pour défendre mon bilan, alors que je pourrais, comme beaucoup de mes prédécesseurs l’ont fait, me retirer sur la pointe des pieds, n’ayant plus grand intérêt à défendre mes choix.


Mais je comprends trop l’importance morale qu’il y a à défendre ses idées pour ne pas en vouloir à Cécile Muschotti : lorsqu’on a l’impression, puis la certitude, de ne plus être entendu, on en tire les conséquences et on part.


La benjamine du conseil démissionne. Le doyen reste. Il s’appelle Joseph Pentagrossa, et il est communiste.



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