Discours du Meeting du 11 mars

Publié le par ARTHUR PAECHT

 

 

AfficheComme dans l’émission de Laurent RUQUIER « On n’est pas couché », je vais annoncer ceux qui ne viendront pas ce soir (JS Vialatte, Gilles Vincent, aucun ministre…) .

 

Par contre elle a accepté mon invitation, non seulement pour ce soir, mais aussi et surtout pour être ma suppléante, je vous demande d’applaudir Françoise Pouchko !


C’est dans cette salle de la Bourse du Travail que j’ai passé le relais à Marc Vuillemot, vainqueur des Municipales en Mars 2008.

 

Un seynois d’origine. Un chic type pour lequel j’ai de l’affection.

 

Je ne savais pas à l’époque qu’en prenant les commandes de la Municipalité, il ne mettrait que deux ans à peine à pulvériser tous mes projets, et en même temps à ruiner les espoirs de cette ville et les comptes en banque de tous les habitants.


Pendant la campagne, j’ai beaucoup entendu parler de la hausse des impôts, de la hausse des tarifs (de cantine notamment), de la saleté des rues, et de l’insécurité par l’absence d’une Police Municipale que j’avais souhaité forte et visible.


Face à cela : un seul slogan : c’est la faute d’Arthur Paecht qui a endetté la ville.

Petit rappel : en arrivant, en 2001, le montant de la dette s’élevait à 85 millions d’euros.

 

C’est l’ardoise que m’a laissé Maurice Paul et ses adjoints, dont un certain Marc Vuillemot.

 

J’ai emprunté 49 millions et cela a produit pour 192 millions d’euros de travaux au total ; C’est autant d’emplois pour les entreprises.

 

C’était une nécessité pour donner à la Seyne les structures a minima de la deuxième ville du Var.


Monsieur Vuillemot s’est en fait retrouvé dans la même situation que moi le soir de son élection : à la tête d’une ville pauvre, endettée, qui ne s’est jamais véritablement relevée de la fermeture historique de ses chantiers de construction navale… à ceci près que j’ai été le premier à proposer, dans mon programme électoral, un projet de réaménagement global de la friche industrielle, en même temps qu’un virage culturel basé sur le développement touristique et économique de la ville.

 

J’ai mis toute mon énergie durant les sept années de mandat à mettre en œuvre le programme démocratiquement choisi par les citoyens.

 

J’avais pourtant un autre choix, celui, régulièrement proposé par les services de l’Etat, d’une mise sous tutelle.

 

Choix que j’ai refusé, misant sur l’adhésion de tous (Etat, Région, Département, Communauté d’Agglomération, habitants…), adhésion d’ailleurs validée par un niveau de subventions obtenues jamais obtenu depuis…

 

Le projet municipal pour la durée du mandat 2001-2007/2008 reposait sur la nécessité de créer une dynamique économique, mais aussi sociale portant sur 3 axes principaux:

* Mise à niveau des services publics et des équipements existants.
* Aménagement et valorisation de la friche industrielle des anciens chantiers navals.
* Réaménagement de l’habitat et des espaces publics du quartier Berthe et de ses environs. (PRU)

Il va de soi qu’un programme de cette importance ne consistait pas en un simple pari, visant à risquer l’argent public en échange de retombées possibles.

 

Ce programme répondait en premier lieu à la nécessité de satisfaire la légitime attente d’une population profondément marquée par la désindustrialisation de la ville, réellement excédée par la défaillance des services publics communaux et la dégradation des espaces et équipements publics.

 

La municipalité issue des urnes en 2001, avait clairement annoncé qu’elle ne répéterait pas les scenarii du passé souhaitant rompre avec l’immobilisme ou la passivité des précédentes municipalités qui se sont succédées durant des décennies avec les résultats néfastes qu’on connaît.


La situation des finances était en effet déjà préoccupante en 2001. Les observations de la C.R.C. portant sur la période 1995-2002 en témoignent.

 

Dés lors, la municipalité se trouvait devant l’alternative suivante:

Soittenter d’assainir radicalement les finances communales en limitant strictement les investissements, apurer la dette, se priver de l’encadrement et de personnels qualifiés, améliorer, à minima, les services publics communaux, en fait se contenter de panser les plaies, en laissant la collectivité en l’état, sans pour autant parvenir à corriger durablement son potentiel fiscal à la hausse , dégager progressivement une marge de manœuvre significative et inverser la tendance.
Comment, en effet, espérer créer de la richesse fiscale dans de telles conditions et rendre la commune attractive aux investisseurs et à une population plus aisée financièrement?

Soit, engager avec force et détermination une action visant à « reconstruire la ville » en la dotant d’équipements et services publics (et par effets de levier, privés) correspondants à ceux d’une cité de plus 60 000 habitants.

Pour ce faire, compte tenu de la très faible marge de manœuvre due à un autofinancement extrêmement limité, et la faiblesse du potentiel fiscal, l’appel aux constructeurs publics et privés pour le secteur de l’habitat et aux investisseurs privés a été privilégié (D.S.P. parking, port de plaisance, notamment), mais aussi à T.P.M., partenaire naturel depuis la création de la communauté d’agglomération.

 

Ainsi, la commune ne s’engageait financièrement pas dans ces investissements et, à terme, dans les charges induites des nouveaux services ainsi créés.

Quant à la part du programme d’équipements ne pouvant être portée que par elle-même (voirie, réseaux, bâtiments publics, espaces verts etc.) son financement ne pouvait être évidemment assuré que par l’emprunt venant en complément des participations contractualisées ou subventions activement recherchées.

Il va de soi que cette démarche, qu’on peut reconnaître « tendue », aurait dû se stabiliser, une fois réalisé l’essentiel du programme d’équipements.


Un cap difficiledevait être franchi avant de récolter les fruits de la démarche ainsi lancée, avec tous les effets bénéfiques espérés pour la cité (redynamisation de l’économie locale, reconversion du centre ville et résorption progressive de la dette, amélioration du produit de la fiscalité.)

La renonciation par la nouvelle municipalité à certains équipements, dont le Théâtre de l’agglomération, le Centre de conférences (éléments complémentaires et indispensables des hôtels 2 et 3 étoiles) et l’abandon des DSP (parcs de stationnement et port de plaisance), l’absence de reconversion du bâtiment CPM (pour lequel un accord était trouvé pour en faire un grand complexe cinématographique) nécessaire à l’économie et à l’animation du port, sont en effet autant de facteurs qui mettent aujourd’hui réellement en péril une situation financière toujours aussi tendue.

Ces éléments, tous étroitement liés les uns aux autres, assuraient la cohérence de l’aménagement du site des anciens chantiers navals, renforçaient leurs synergies et de façon plus globale celles du projet de renouvellement urbain. En l’état actuel des choses, au vu de l’entreprise de démolition es projets par l’équipe en place, les retombées ne peuvent être que minimes ou nulles.

J’assume la responsabilité d’avoir élaboré un projet global, mais non un projet amputé et dénaturé qui ne permettra jamais, d’atteindre les objectifs fixés, parmi lesquels le redressement des finances de la Seyne auquel il devait directement et indirectement concourir.


Au titre des retombées directes :Les retombées fiscales (Taxe d’ Habitation et Taxe sur le Foncier Bâti) du secteur d’aménagement « Porte marine » dédié à l’habitat et au commerce, auraient atteint progressivement leur niveau de rendement optimal dès 2012, une fois réalisée la totalité du programme de construction.

L’aménagement du port de plaisance et la reconversion du bâtiment CPM accompagnant le port, la construction de parcs de stationnement auraient généré des recettes fiscales dès la période 2012-2015.

Au titre des retombées indirectes :En général, les reconversions urbaines de cette nature et de cette ampleur provoquent, par effets de levier, des initiatives privées porteuses de richesses fiscales pour la collectivité.

Marc Vuillemot a donc fait le même choix que moi : celui d’administrer la ville plutôt que de la laisser sous tutelle, mais plutôt que de mettre en place son propre programme, je constate qu’il aura passé ses presque trois premières années de mandat à détruire, stopper ou réorienter mes propres projets. Une perte de temps et d’argent, qui ne contribuent pas, loin s’en faut à l’intérêt général.

La Chambre régionale des comptes pointe d’ailleurs cette remarque dans son rapport, arguant que l’instabilité politique prive la commune des effets positifs qu’elle pouvait escompter d’un tel projet.

Mais Vuillemot et son compère Martinenq sont gonflés ; Ainsi ils m’accusent d’ une baisse dangereuse et démagogique des taux de l’imposition » : la Seyne est la ville du Var où les taux sont et resteront les plus élevés ! Pourquoi n’aurais je pas fait profiter les habitants des aides obtenues de nos partenaires, ainsi que du transfert de certaines charges à des entreprises privées ? Illustration de mon propos précédent : la ville a aujourd’hui dénoncé la DSP pour des raisons purement idéologiques, et il en coûtera près de 7 millions d’euros aux contribuables. Etait-ce bien opportun ? La Ville est-elle fondée, dans sa situation, à gérer en régie un ou plusieurs parkings ?

Ils m’accusent aussi d’avoir embauché à outrance !
L’équipe de monsieur Maurice Paul, mon prédécesseur, m’a laissé une belle facture. Plus de 200 embauches ont eu lieu quelques temps avant les élections municipales ! Me laissant la charge de les stagiairiser et titulariser. Ces embauches électorales pèsent aujourd’hui lourdement sur le budget de fonctionnement.

Ils m’accusent de « n’avoir pas recherché une dynamique de gestion quand le Département aidait beaucoup la ville, en utilisant ces moyens pour financer un programme politique conjoncturel » : est ce que réaménager une friche industrielle dans un projet cohérent avec la création d’un port de plaisance, un centre de conférences, un pôle théâtral intercommunal, une esplanade d’expositions, un multiplexe cinématographique, un hôtel, un parking est un acte conjoncturel ou structurel ? Avoir créé et défendu un des plus beaux projets de renouvellement urbain de France au quartier Berthe, ramenant 265 millions d’euros à la commune est il un acte de politique conjoncturel ou structurel ? Créer une cuisine centrale ? Réhabiliter et construire des écoles neuves ?

Pourtant tout cela je l’ai fait et sans demander aux contribuables le moindre effort supplémentaire…

Alors cette élection cantonale, me direz vous ?

 

Que pourra faire le conseiller général pour les seynois ?


Aux habitants qui m’ont maintes fois posé la question lors des réunions de quartier et au fil des rencontres, j’ai souvent répondu « pas grand chose ».


Pour autant, le conseiller général, s’il sait se transformer en bon avocat du territoire qu’il représente, pourra valablement défendre nos couleurs, pousser des projets associatifs (en matière de sport, nous avons des clubs à aider : l’USS rugby, le football club seynois, la seyne var handball, le club de trampoline et bien d’autres ; en matière culturelle (en promouvant des artistes comme Beebish, pleins de talents et à qui il faut donner le coup de pouce nécessaire ; en matière socio éducative, en prévention spécialisée en soutenant l’énorme travail de l’APEA…)


Le conseiller général pourra aussi aider les projets institutionnels, à condition qu’ils soient bons.

 

A ce titre et pas le biais du Syndicat mixte des ports, je compte bien regarder de près ce qui se passera pour notre ex futur port de plaisance.

 

Je compte bien relancer la construction d’un équipement sportif pour le collège Paul Eluard.

 

Je travaillerais à la destination de l’ancien collège Wallon, en le proposant pas exemple aux associations locales, en mal de salles et locaux de réunions.

 

Et sans parler bien sûr des compétences traditionnelles du Département, l’Action Sociale, où l’on peut beaucoup et en tous cas mieux.

 

En créant de véritables filières d’emplois liés à la mer et ainsi donner une formation qualifiante aux allocataires du RSA.


Je souhaite également favoriser la création de micro crèches, dans le quartier nord et près des zones d’activités économiques et commerciales. Ceci afin de faciliter le travail des femmes sur le quartier.


Continuer à soutenir financièrement le programme de renouvellement urbain de Berthe, du centre ancien (la requalification de l'îlot Martini) et la livraison de logements d’urgences.


Dynamiser les zones d’activité économique en favorisant l’installation d’entreprises, notamment sur la zone franche, les Playes, et Brégaillon avec le Pôle Mer.


Ouvrir les collèges aux associations et aux compagnies culturelles plus largement encore qu’aujourd’hui.


Autoriser la pose de panneaux photovoltaïques sur le toit de nos trois collèges afin de produire notre propre électricité et entamer un travail pédagogique à ce sujet avec les collégiens.


Favoriser le transport maritime et la ligne de cabotage autour de la rade de toulon en subventionnant ce projet original de TPM,


Soutenir le projet de BHNS (Bus à Haut niveau de Services), au moins jusqu’à la gare SNCF de la Seyne dans un premier temps. Les voiries sont calibrées pour cela.

 

Pour terminer je veux dire combien cette élection est importante car elle peut vraiment faire bouger les lignes : en m’envoyant au Conseil Général, vous donnez un signe fort à l’actuelle municipalité d’une volonté de changement.

 

Vous me redonnez une légitimité à agir.

 

Le « retour de l’expérience » sera alors un slogan valable pour ce scrutin, mais aussi au delà : car le véritable changement, le véritable retour se fera en 2014, et je m’engage pour cela à constituer dès la fin de cette campagne, une équipe prête à partir au combat pour gagner la Mairie dans trois ans et reprendre notre projet là où il est arrêté.

 

Ces derniers mois, j’ai pu constater la détermination de beaucoup d’entre vous de mettre fin à l’immobilisme, au fatalisme, au clientélisme, au je m’en foutisme, à la culture du misérabilisme de ceux qui sont aujourd’hui en place.


Pour cela je vous donne rendez vous dimanche 20 mars.

 

Vous avez entre vos mains l’avenir de votre ville, l’avenir de vos enfants.

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