Revue de presse: Des gros dossiers en attentes

Publié le par ARTHUR PAECHT

 

 

revue presseUne fin de mois cruciale pour la majorité municipale

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Photo : Groupe Nice-Matin
Une fois le litige avec Q-Park reglé, la ville devrait reprendre à son compte la construction du parking des Esplageolles. Autre gros dossier : la dépollution marine du port. Les dernières mesures sont rassurantes mais le projet se heurte toujours au problème du financement.

De gros enjeux, de très gros enjeux.... En pleines élections régionales, ce mois de mars est une période cruciale pour l'actuelle majorité municipale. Contentieux avec Q-Park, entrée en vigueur de la DSP (délégation de service public) du port au 1er avril, vote du budget...


Plusieurs gros dossiers sont actuellement en passe d'être finalisés. En mairie, les réunions s'enchaînent à un rythme soutenu.

 

Et ce matin, les élus se réunissent en séance du conseil municipal. Au programme : le débat d'orientation budgétaire... de l'année en cours. L

 

a semaine prochaine, le budget sera voté. Passage en revue des sujets brûlants en cours.

Un budget très serré

« Escamotage, déni de démocratie... » : l'opposition a fortement critiqué le report successif du débat d'orientation budgétaire et donc l'examen du budget primitif (BP) de la commune. Dans les textes, le conseil municipal a jusqu'au 30 mars pour le voter, avec parfois un délai supplémentaire de 15 jours. Même en retard, l'équipe Vuillemot reste dans les temps. Voter un BP tardivement permet également de ne pas trop prendre de mesures modificatives en fin d'exercice. En revanche, le budget s'annonce très serré. Les impôts n'augmenteront pas, mais la dotation exceptionnelle du département baisse de 762 000 euros. Les investissements seront plafonnés à 20 millions d'euros dont les trois quarts réservés au seul projet de rénovation urbaine de Berthe. Les intérêts de la dette sont maintenus à 5,4 M?.


Les casinotiers en visite

Trois casinotiers se sont portés candidats à la DSP lancée par la ville. Deux d'entre eux sont venus récemment visiter les installations seynoises. Ils auraient été enthousiasmés par la qualité du site en plein coeur de la rade. Le troisième devrait bientôt se rendre à La Seyne. Date ultime de dépôt des dossiers : mois de juin. Cette DSP est un véritable pari et la commune préfère pour l'instant rester prudente.


Les parkings repris en régie municipale ?

« Bientôt, vous saurez », se contente de répéter Claude Astore, adjoint à l'urbanisme, questionné sur le litige opposant la ville à Q-Park. De nombreuses réunions ont eu lieu ces derniers jours. La somme que payera la commune au délégataire devrait être finalisée. Elle comprendrait la rénovation du parking Martini, mais pas seulement.

La négociation s'articulerait aussi autour du préjudice causé aux entreprises sous-traitantes par l'arrêt du chantier des Esplageolles. À terme, la ville devrait reprendre en régie municipale Martini et relancer la construction des Esplageolles en tant que maître d'ouvrage.


Futur port : le président fondateur de Cari « débarqué » le 8 mars dernier

Prorogée de trois mois en décembre 2009, la délégation de service public du port entrera bien en vigueur le 1er avril. Pas de blague ? « C'est sûr », affirment en choeur la ville et le délégataire Cari. Pourtant, les récentes difficultés du groupe, racheté par le poids lourd Fayat en janvier, ont inquiété jusqu'à Altarea, partenaire du groupement chargé de réhabiliter et commercialiser les anciens ateliers mécaniques.

Le président fondateur du groupe Cari, Georges Dao, a même été débarqué en début de semaine dernière. Son « remplaçant » Eric Ferrari avait aussi été reçu à La Seyne. La ville se dit rassurée par les intentions du groupe.


Dépollution marine : les nouvelles mesures sont bonnes

Côté dépollution, une bonne nouvelle est venue éclaircir l'horizon du port. Les dernières mesures effectuées par Cari ont relevé un taux de particules en suspension bien inférieur à la limite fixée par le décret préfectoral (20 mg/l pour une limite à 55 mg/l). En revanche, Cari attend un engagement plus formel de la part de la mairie pour le financement de la dépollution que la société avait chiffré autour de 3 millions d'euros. À « cause » d'une clause de la DSP, les Seynois devront payer une partie de ce coût. Sera-t-il inscrit au budget primitif la semaine prochaine ?


(olivier Marino, Source var matin, Paru le mercredi 17 mars 2010)

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