Congres ou pas congrès?

Publié le par ARTHUR PAECHT


NM-315565C'est la question qui est posée actuellement au Président de la République, question à laquelle il est seul à pouvoir répondre .

 

Convoquer le Congrès à Versailles comporte des risques et des avantages car pour modifier la Constitution il faut que que le projet soit voté par une majorité des 3/5 ème du congrès, c'est à dire députés et sénateurs réunis, toutes tendances confondues.

 

S'agissant d'inscrire dans la constitution la " fameuse règle d'or"  déjà acceptée par 17 pays de la zone Euro et visant à contenir drastiquement  les déficits cette modification devrait être relativement consensuelle compte tenu de la gravité de la crise actuelle et le danger qui plane sur notre économie.

 

Or nous savons déjà qu'il n'en est rien  et que les socialistes, même ceux qui pensent la même chose que nous, refuseront de la voter tout simplement pour donner l'impression de ne pas cautionner le Président de la République et privilégiant' ce faisant, un intérêt partisan à celui de la nation et même à celui de l'Europe.

Faut il prendre le risque d'un rejet qui serait probablement peu apprécié par un marché déjà passablement fragile en terme de confiance? La majeure partie de la majorité actuelle le souhaite. Le président du Sénat y est favorable mais le Président de l'Assemblée, tout en soutenant à titre personnel la modification envisagée, est plus réservé quant à opportunité d'une réunion rapide du Congrès et pense que l'on peut attendre encore.

Voilà que des problèmes de politique interne viennent donc encore de compliquer la tâche du Président et du Gouvernement sans que l'on tienne compte des difficultés majeures dans lesquelles se débattent de plus en plus de nos compatriotes qui n'ont pas forcément les bonnes informations mais qui se rendent quand même compte qu'ils seront à coup sûr les dindons de la farce si les choses tournent mal. La notation par des Agences souvent auto-proclamées est pour eux mystérieuse alors que la vie chère et le chômage sont leur quotidien réel!!


Le Président de la République doit être soutenu dans ses efforts de redressement de nos comptes même si à juste titre on peut lui reprocher, et encore, des décisions survenues avant la crise que personne n'avait réellement vu venir, en tout cas dans sa gravité actuelle. J'en appelle au sens de la responsabilité de chacun à son niveau et gardons confiance. On finit toujours par sortir d'une crise mais veillons à ne pas y laisser trop de plumes. Il y a des moments où il faut jouer collectif et ce moment est là dans l'immédiat!!!

 

Arthur Paecht

Ancien Vice-Président de l'Assemblée Nationale

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