Arthur Paecht-Marc Vuillemot: Au delà des clivages politiques

Publié le par ARTHUR PAECHT

Maternité : Vuillemot (source varmatin)

 

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Marc Vuillemot vient de terminer son périple de 950 km à vélo. En compagnie d'Arthur Paecht, ancien maire de La Seyne, il a été reçu au ministère de la Santé, hier, pour déposer les 21 000 signatures contre la fermeture de la maternité. (Photos Dominique Leriche) 

C'est en costume, mais coiffé d'un casque bleu et accompagné de son désormais célèbre vélo à assistance électrique, que Marc Vuillemot s'est présenté, hier matin, devant le secrétariat d'État à la Santé (Paris VIIe). Son « staff » du tour de France, des élus et copains de la mairie vêtus de tee-shirts jaunes « changeons de braquet pour sauver la maternité », étaient là aussi. Marc Vuillemot était arrivé la veille, au camping du bois de Boulogne, au terme d'un périple à vélo de 950 km pour défendre le maintien de la maternité de La Seyne, qui doit être transférée au futur hôpital Sainte-Musse à la fin de l'année.

 

Dix-sept jours après avoir quitté La Seyne pour traverser le pays, le maire socialiste, accompagné d'une délégation restreinte (1), a été reçu, avec les 21 000 signatures qu'il a récoltées, par des représentants du gouvernement : Agnès-Marie Égyptienne, directrice adjointe du cabinet de la secrétaire d'État, et Bernard Bonnici, conseiller santé et ancien directeur du centre hospitalier intercommunal Toulon-La Seyne. Un entretien qui fait date alors que l'édile mène la bataille depuis trois ans.

 

« Prendre en compte l'avis du peuple »

« Je ne m'attends pas aujourd'hui à ce qu'on me dise : "C'est bien mon brave homme, vous avez sauvé votre maternité." Ce que j'attends, c'est que pour la première fois sur le sujet, les élus locaux que nous sommes puissent avoir des acteurs politiques comme interlocuteurs, alors que jusqu'ici, nous n'avons parlé qu'à des technocrates d'une officine chargée des basses œuvres du gouvernement (l'Agence régionale de santé, Ndlr). Je veux que l'on discute aménagement du territoire et pas simplement avoir une explication de texte d'un schéma d'organisation. L'avis du peuple doit être pris en compte ! »,a commenté Marc Vuillemot quelques minutes avant la rencontre, hier à 10 h 30. Son opposant politique, Arthur Paecht, qui l'accompagnait, attendait, lui, qu'on explique « ce qui a conduit le centre hospitalier à inverser le projet médical : lorsque l'établissement a été créé en 1995, c'était sur la base d'un concept de pôle mère-enfant, dont j'ai été l'artisan. » Ce sont ces arguments que la délégation seynoise a exposés pendant une heure et demie.


Le ministère souhaite une table ronde

Alors que les journalistes de la presse nationale s'impatientent, la délégation ressort enfin. Pas de mines triomphantes, mais l'assurance que les choses ont bougé. « Nous avons pu donner notre lecture de la situation. Dire qu'on ne peut pas décider de l'avenir d'un service public en s'appuyant juste sur des éléments médicaux et de gestion », a expliqué le maire sur le perron du bâtiment de l'avenue Ségur. Le maire a été entendu : « On nous a confirmé que le ministre de la Santé souhaitait la tenue d'une table ronde (2) et que la question de l'aménagement du territoire pourra être mise sur la table. Cela veut dire que d'autres arguments que ceux avancés par l'ARS vont pouvoir être discutés », a souligné le maire. Aucun calendrier n'a cependant été donné. « Avant la fermeture de la maternité, j'espère ! », plaisante à moitié Marc Vuillemot.

Publié dans Maternité Seynoise

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