ARTHUR PAECHT: Gouverner c'est prévoir!

Publié le par ARTHUR PAECHT

 

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La Seyne-sur-mer La ville négocie avec Q-Park une transaction à l'amiable

  

 

 Les élus ont adopté la délibération autorisant le maire à négocier une transaction avec Q-Park avec 36 voix pour, 7 contre et deux abstentions, dont celle de l'adjoint aux finances qui souhaitait déchoir le délégataire.  

Le conseil municipal a autorisé le maire, hier, à recourir à un arrangement financier avec le délégataire. Objectif : éviter un procès long et pénible. Payer pour trouver une issue rapide et éviter un long contentieux au tribunal. C'est la stratégie adoptée par la ville dans le conflit qui l'oppose à la société de parking Q-Park. Hier, le conseil municipal a donc autorisé le maire « à recourir à la transaction dans le cadre de la délégation de service public du stationnement ».


Les élus de l'opposition ont profité de l'occasion pour tenter d'obtenir plus d'explications de la part de la majorité. « Je suis, dans mon ignorance, obligé de faire des suppositions. Alors dites-nous quelles responsabilités sont engagées ? Avez-vous mis en difficulté le délégataire ? La faute revient-elle au concessionnaire ? Combien de millions allez-vous devoir payer ? », a demandé Arthur Paecht. Peine perdue. « Je vous garantis qu'aujourd'hui vous n'en saurez pas plus. Sachez simplement que ce n'est pas de notre faute », a rétorqué dans un premier temps Claude Astore, adjoint à l'urbanisme.


« Arrêtez de nous enfariner »

Difficile de faire parler quelqu'un qui ne veut rien dire. Les élus de la minorité ont alors cédé à la provocation. « Arrêtez de nous enfariner », a balancé Christian Battle. « Vous voulez apparaître blanc comme neige mais en tant qu'élu nous avons le droit de savoir. Et devant aussi peu d'information, il est normal que le concitoyen s'inquiète », a continué Marcel Barbero avant qu'Arthur Paecht n'enfonce le clou. « Pourquoi ne pas avoir fait respecter la DSP ? Vous avez peut-être essayé de modifier son économie. Si c'est le cas, vous aurez à payer. Votre vision idéologique ancienne nous met dans une situation difficile ».


Poussé dans ses retranchements, l'adjoint à l'urbanisme ne s'en est pas laissé compter. « Nous avons fait constater par huissier que le délégataire a arrêté unilatéralement le chantier. Maintenant, on doit gérer au mieux un dossier pour lequel on n'y était pour rien. Alors oui, on va payer quelque chose, mais ce n'est pas à cause d'une quelconque faute », a fini par lâcher Claude Astore. La ville va devoir, en fait, payer pour la rénovation du parking Martini (estimé à 1,6 Me) mais aussi peut-être pour le manque à gagner de Q-Park dans cette DSP.


La ville aurait pu opter pour une autre possibilité, défendue par Joseph Pentagrossa. « Nous aurions dû faire appliquer le règlement de la DSP et déchoir le délégataire qui a arrêté les travaux », a avancé l'adjoint aux finances qui juge la commune dans son bon droit. « C'était une éventualité mais nous n'avons pas souhaité chercher un contentieux qui aurait été très long et surtout pénible pour les Seynois car, pendant la procédure, nous aurions perdu l'usage de Martini et des Esplageolles », a confié, en aparté, Claude Astore, avant de se dire optimiste dans la conclusion rapide d'une transaction.


(source var matin,Publié le samedi 16 janvier 2010 à 01H00 -  omarino@varmatin.com,Olivier Marino)

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